Ce bulletin rassemble les résultats de la veille documentaire sur l'actualité en santé et domaines connexes. Cette veille se base sur la lecture de lettres d'actualités et de revues de presse en ligne, ainsi que sur le suivi de sites français et étrangers. Il est élaboré par les documentalistes de l'Irdes, Rouguiyatou Ndoye et Véronique Suhard.
De périodicité bimensuelle, ce bulletin de veille présente les nouveautés selon les thématiques suivantes :
• Assurance maladie • Démographie et mode de vie • Economie de la santé • Environnement et santé • Etat de santé • Politique de santé, politique sociale • Politique publique • Prévention • Prévision - évaluation • Psychiatrie • Réglementation • Soins de santé primaires • Sondages • Travail et santé • Vieillissement • Nominations
Le présent avis examine la prévision rectifiée de l'Ondam pour l'année 2026 et la prévision de l'Ondam pour l'année 2027, respectivement soumises à l'approbation du Parlement par les articles 2 et 43 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027.
En 2025, 647 818 personnes sont décédées en France, soit 1,0 % de plus qu'en 2024 (en neutralisant le fait que l'année 2024 est bissextile). Cette hausse est notamment liée à l'épidémie de grippe hivernale, particulièrement virulente en janvier 2025. Elle s'inscrit également dans une tendance de fond observée depuis le début des années 2010, liée à l'arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom. Sur les huit premiers mois de 2026, les décès augmentent légèrement par rapport aux huit premiers mois de 2025 : l'épidémie de grippe de début 2026 a été moins virulente que celle de début 2025, mais l'été 2026 a été particulièrement meurtrier. Compte tenu du vieillissement des générations du baby-boom et des gains d'espérance de vie, l'âge moyen au décès ne cesse d'augmenter : en 2025, il atteint 79,5 ans, soit près d'un an et demi de plus qu'il y a 10 ans. L'espérance de vie à la naissance est supérieure en France à la moyenne de l'Union européenne. En 2024, elle s'établit à 80,2 ans pour les hommes (78,9 ans dans l'UE) et à 85,8 ans pour les femmes (84,1 ans dans l'UE). L'espérance de vie en France est ainsi la deuxième plus élevée de l'UE pour les femmes, et la dixième pour les hommes.
À l'occasion de l'examen parlementaire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, et à la demande de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, la Cour a conduit une analyse sur les enjeux financiers liés à la Sécurité sociale, qui actualise celle présentée en mai dernier dans son rapport annuel sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale (Ralss). La présentation du PLFSS 2027 intervient dans un contexte de forte incertitude économique et d'augmentation des taux d'intérêt, tendance générale sur les marchés financiers mondiaux mais accentuée ces dernières semaines pour la France. Dès lors, l'impératif est de reprendre au plus vite le contrôle des finances publiques. En 2026, l'objectif voté en loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) ne sera pas atteint, en raison de la dégradation de la situation économique qui a fait suite au conflit au Moyen-Orient, malgré les mesures d'ajustement adoptées. Pour 2027, le PLFSS propose un effort de redressement vigoureux, de près de 10 Md€ par rapport à 2026, principalement en dépense, cet objectif étant à confirmer dans le texte qu'il revient au Parlement de voter.
> Cour des comptes, 20 octobre 2026
Ce plan s'articule autour de trois priorités : accompagner les professionnels de santé sur le plan de la gestion d'entreprise et des financements ; préserver leur indépendance professionnelle et renforcer la transparence afin de prévenir les dérives via la création d'un observatoire national de la financiarisation des professionnels de santé.
> Dossier de presse sur le site du Ministère chargé de la santé
> Hospimedia, 13 octobre 2026 (accès abonné)
Les finances publiques françaises abordent les prochaines décennies dans une situation initiale dégradée. En 2025, le déficit public a atteint 5,1 % du PIB et la dette 115,7 % du PIB. Cette situation réduit les marges de manœuvre alors même que la France devra faire face, au cours des vingt-cinq prochaines années, à des transformations démographiques, climatiques, technologiques et géopolitiques susceptibles d'accroître les besoins d'intervention publique. L'enjeu n'est donc pas seulement de rétablir les comptes publics, mais de déterminer comment retrouver des marges de manœuvre tout en finançant les priorités nécessaires à la préparation de l'avenir.
> Haut commissariat à la stratégie et au plan, 2 octobre 2026
Les juridictions financières publient la deuxième édition du rapport annuel dédié à la transition écologique, fruit d'un travail collégial entre la Cour et les chambres régionales des comptes, réalisé en collaboration avec un comité d'appui composé de personnalités qualifiées, de représentants des principales parties prenantes et d'experts reconnus de la transition écologique. Cette deuxième édition montre que, malgré des progrès dans plusieurs domaines, la France n'est pas encore sur les trajectoires permettant d'atteindre l'ensemble de ses objectifs environnementaux. Alors que tout retard dans la transition en accroîtrait le coût économique, social et budgétaire. La Cour souligne la nécessité de transformer les objectifs fixés en trajectoires crédibles, financées, pilotées et évaluées, en articulant mieux besoins d'investissement, financements disponibles et leviers d'action publique. Ce rapport propose un tableau de bord inédit couvrant les six domaines de la transition écologique, complétés par des indicateurs financiers. En outre, des analyses comparatives des politiques de transition écologique menées en Allemagne, au Danemark et en Espagne sont présentées.
Les deux objectifs poursuivis lors de la création de cette mission flash consistaient à estimer le coût des fortes chaleurs et de la sécheresse de l'été 2026, lesquelles persistaient à la fin du mois de septembre, puis le coût des investissements nécessaires à court terme et plus long terme afin de mieux gérer la survenue de ces événements et d'en limiter à l'avenir le coût. La mission estime que les fortes chaleurs, la sécheresse et les incendies de l'été 2026 ont représenté un coût économique et social d'environ 16 milliards d'euros pour la France. Les pertes concernent principalement l'agriculture, les dépenses publiques d'urgence (santé, incendies, soutien aux agriculteurs), ainsi que les ménages et les entreprises.
> Site de l'Assemblée nationale
Après le One Health Summit, Afnor publie l'Afnor Spec One Health, initiée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sous l'impulsion du Ministère de la Tansition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, et coécrite avec une trentaine d'organisations. Ce référentiel propose aux acteurs publics et privés une méthode de management et un langage commun pour piloter leurs activités en réduisant leurs impacts sur les santés.
Cet article présente une analyse des caractéristiques épidémiologiques et virologiques de l'épidémie grippale survenue en France hexagonale durant la saison 2025-2026.
Face à la diffusion massive de fausses
informations médicales, le ministère lance l'Observatoire de la
Désinformation en Santé qui aura pour mission de comprendre les
phénomènes de désinformation, informer, alerter, sensibiliser et
riposter grâce à un dispositif d'infovigilance.
> Site
du Ministère chargé de la santé
À l'occasion des Assises de la ménopause, organisées le jeudi 15 octobre à PariSantéCampus, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, annonce 13 mesures pour améliorer l'information, la prévention et la prise en charge des femmes concernées par la ménopause.
> Site du Ministère chargé de la santé
À sept mois d'une élection présidentielle, l'Institut Montaigne publie 25 notes et recommandations pour éclairer les grands enjeux de la présidentielle de 2027 et mettre les arbitrages au cœur du débat. Parmi ces notes, une porte sur l'accès aux soins.
> Site de l'Institut Montaigne
Face à l'augmentation des signalements en matière de santé et à la prolifération de pratiques de soins non conventionnelles à risque, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) publie son nouveau guide « Santé et dérives sectaires », réalisé en collaboration avec le ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées et les Ordres professionnels de santé. Le ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées présente également le « Dérivomètre », un outil pédagogique destiné à aider chacun à identifier les situations à risque et à adopter les bons réflexes.
> Site du Ministère chargé de la santé
39 territoires expérimentent des solutions pour lutter contre le non-recours aux droits sociaux. Lié notamment à la complexité des démarches et au manque d'information, ce phénomène concerne plus de 30 % des Français et peut aggraver la précarité. Ces initiatives visent à faciliter l'accès aux prestations sociales et à prévenir les situations de pauvreté. Le premier rapport d'évaluation de l'expérimentation « territoires zéro non-recours » remis au Parlement le 3 octobre dernier, fait état de 438 actions recensées depuis le lancement de l'expérimentation. Parmi elles, 42 % relèvent de l'« aller-vers ». Quelque 35 000 contacts ont été réalisés, majoritairement dans ce cadre.
> Site du Ministère chargé des affaires sociales
> Site du Haut Commissariat à la stratégie et au plan
Deuxième cause de décès en France, les maladies cardio-neurovasculaires constituent un enjeu majeur de santé publique. Le ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées lance une feuille de route nationale 2026-2030 pour renforcer la prévention, améliorer le repérage précoce des facteurs de risque et mieux accompagner les personnes les plus exposées.
> Site du Ministère chargé de la santé
En amont de la Journée mondiale de la santé mentale, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié un nouveau guide visant à aider les pays à abandonner les modèles de soins institutionalisés en matière de santé mentale, qui reposent sur des séjours de longue durée en hôpital psychiatrique, au profit de soins centrés sur la personne et dispensés au sein de la communauté, dans le respect des droits et des choix des individus.
Par le présent arrêté, la ministre de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics autorisent l'innovation d'un paiement en équipe de professionnels de santé en ville en centres de santé 2 (Peps 2 CDS) dans les conditions précisées par le cahier des charges publié sur le site internet du Ministère chargé de la santé, et pendant une période transitoire établie pour une durée de dix-huit mois.
Par le présent arrêté, la Ministre de la santé et le Ministre de l'action et des comptes publics autorisent l'innovation d'un paiement en équipe de professionnels de santé en ville en maisons de santé pluriprofessionnelles 2 (Peps 2 MSP) dans les conditions précisées par le cahier des charges publié sur le site internet du ministère chargé de la santé, et pendant une période transitoire établie pour une durée de dix-huit mois.
Mis en place en décembre 2024 par l'Assurance maladie, l'Observatoire de l'accès aux soins permet de suivre les évolutions dans ces différents domaines. Les résultats actualisés au 30 juin 2026, désormais disponibles en ligne, dressent un état des lieux à mi-année : ils permettent de mesurer les progrès réalisés et d'identifier les leviers sur lesquels les efforts doivent se poursuivre. Les installations de généralistes ont nettement progressé sur 12 mois. Elles sont en hausse de 22,8 % à fin juin dernier, soit 523 médecins de plus. La dynamique se confirme donc par rapport à l'année précédente puisqu'en 2025, 2 810 omnipraticiens s'étaient installés pour la première fois en libéral, contre 2 130 en 2024. Cette tendance concerne également les territoires les plus fragiles en matière d'offre de soins.
> Ameli.fr
La Cour des comptes a réalisé, à la
demande de la commission des affaires sociales du Sénat, une
enquête portant sur « le troisième cycle des études de médecine ». Menée par une formation interchambres de la Cour, elle a
donné lieu à plus d'une centaine d'entretiens avec des
représentants de l'ensemble des acteurs concernés et à des
visites de terrain, réalisées en Île-de-France auprès de deux
groupes hospitalo-universitaires de l'Assistance
publique-Hôpitaux de Paris (AP/HP), à Lille, Valenciennes,
Nantes, Limoges, Guéret et Orléans.
Le rapport qui en est issu montre que la réforme du troisième
cycle des études de médecines et de l'accès à l'internat a
permis de réelles avancées pédagogiques mais s'est aussi
traduite par une spécialisation excessive de la formation des
futurs médecins. Il souligne que l'augmentation à venir du
nombre d'internes à former (de 39 000 en 2025 à plus de 50 000
en 2033), dont la Cour évalue le coût annuel vers 2033 entre 700 M€ et 1 Md€, offre une opportunité de rééquilibrage territorial
et sectoriel de l'offre de soins. La Cour appelle par ailleurs à
activer simultanément l'ensemble des leviers disponibles pour
favoriser une répartition plus harmonieuse des internes en stage
sur l'ensemble du territoire.
L'Assurance maladie et l'ensemble des organisations syndicales des médecins spécialistes signataires de la convention médicale se sont accordées sur un cadre commun et concerté, permettant d'engager un travail de fond sur le sujet des dépassements d'honoraires. Les partenaires conventionnels se sont entendus pour « engager un travail de fond » dans les prochaines semaines permettant « d'identifier des leviers afin de mieux concilier l'accès aux soins, la maîtrise des pratiques tarifaires et la nécessité de garantir une juste rémunération aux médecins ».
> Le Quotidien du médecin, 20 octobre 2026 (accès abonnés)
Le gouvernement expose un bilan d'étape des mesures menées pour améliorer la démographie des professionnels de santé via la formation. Pour la filière médecine, plus de 10 000 postes d'internat ont été ouverts en 2026. Le Gouvernement annonce également son objectif de doubler, dès 2027, le nombre d'infirmiers en pratique avancée (IPA) formés.
> Site du Ministère de la santé
> Le Quotidien du médecin, 15 octobre 2026 (accès abonnés)
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur le métier d'aide à domicile. Y sont présentées les caractéristiques des emplois (temps de travail et horaires), ainsi que les perceptions du métier par les aides à domicile en termes d'autonomie, de pénibilité physique de leur travail, de charge mentale et émotionnelle et de sentiment de reconnaissance. Les données présentées portent sur l'année 2023.
> Site de la Drees, 21 octobre 2026
Le rapport annuel 2025 de l'Assurance maladie - Risques professionnels présente les principales données statistiques et financières relatives aux accidents du travail, aux accidents de trajet et aux maladies professionnelles des salariés relevant du régime général. La branche couvre en 2025 près de 20,9 millions de salariés et gère un peu plus de 2,5 millions d'établissement cotisants. Les accidents du travail restent stables en 2025 tandis que les maladies professionnelles augmentent.
> Site de l'assurance maladie AT-MP
Quatre axes structurent le plan : préserver la santé des agents publics face aux risques professionnels auxquels ils sont confrontés ; garantir aux agents l'accès à un réseau d'acteurs de prévention consolidé et reconnu ; fonder les politiques de prévention sur une meilleure connaissance de la santé des agents ; piloter le plan santé au travail avec les représentants des agents et les acteurs de la prévention.
> Ministère chargé de la fonction publique
Cette feuille de route stratégique pour déployer l'IA dans la branche Autonomie, fruit de travaux collaboratifs menés avec les acteurs de la branche Autonomie et du secteur sanitaire, constitue le premier acte de l'engagement de la CNSA à promouvoir l'innovation pour relever les immenses défis du grand âge et du handicap. Un bilan de son déploiement sera communiqué chaque semestre.
Les territoires ruraux réunissent 88 % des communes françaises et représentent un tiers de la population. Pourtant, les particularités du vécu des aidants en milieu rural, qui accompagnent au quotidien un parent, un conjoint en perte d'autonomie ou un enfant en situation de handicap, restent encore mal connues. Pour mieux les accompagner, Agrica, groupe de protection sociale complémentaire dédiée au monde agricole, et l'Ircem, groupe de protection sociale des emplois de la famille et des services à la personne, en collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), ont confié au Crédoc une enquête menée en juillet 2025 auprès de 1 900 aidants, dont 900 résidant en milieu rural. Par rapport aux aidants en milieu urbain, les aidants ruraux sont plus âgés et plus souvent issus des catégories ouvrières. Ils interviennent davantage seuls et au quotidien. Ils sont ainsi plus exposés aux risques d'isolement et d'épuisement. Les déplacements constituent une contrainte importante : les distances à parcourir compliquent l'organisation de l'aide, tout en accentuant fatigue et dépenses. Un constat établi à l'été 2025 qui prend une résonance particulière aujourd'hui, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants. L'étude met également en évidence la diversité des situations d'aide et des besoins en milieu rural. Elle distingue quatre profils d'aidants : les solidaires, les enfants démunis, les aidants du quotidien et les aidants précoces. Les attentes exprimées traduisent un même besoin : continuer à accompagner leur proche tout en se préservant.
Cette étude porte sur les temps d'attente en établissements d'hébergement pour personnes âgées. L'étude concerne les personnes entrées dans l'année 2023 et encore présentes dans l'établissement au 31 décembre de cette même année. En France, le délai médian d'entrée en Ehpa s'établit à 27 jours en 2023, en baisse depuis 2015. L'hébergement temporaire est accessible en 18 jours, contre 28 jours pour le permanent. L'attente en Ehpad atteint 26 jours, mais seulement 12 jours dans le secteur privé lucratif. Les disparités départementales dépendent surtout des caractéristiques de l'offre médico-sociale. L'admission en Ehpad varie aussi selon la santé et l'autonomie, et intervient plus rapidement après une hospitalisation.
> Site de la Drees, 15 octobre 2026
Cette nouvelle édition du Panorama annuel « Les retraités et les retraites - édition 2026 » rassemble les éléments de cadrage et les chiffres clés permettant d'appréhender la question des retraites, premier poste de dépenses de la protection sociale avec 395 milliards d'euros de pension de vieillesse et de survie versés en 2024 (13,5 % du PIB). Elle met également à disposition des données actualisées sur les effectifs de retraités, les montants de pension et les âges de départ à la retraite, tous régimes confondus et par régime de retraite, jusqu'en fin d'année 2024.
> Site de la Drees, 14 octobre 2026
Être senior au travail, est-ce vraiment une question d'âge ? Les résultats de la deuxième phase de l'étude menée par l'Ocirp et l'Institut méditerranéen des métiers de la longévité (i2ml) de l'Université de Nîmes montrent que la perception de la séniorité repose moins sur l'âge biologique que sur les parcours professionnels et le regard porté par l'environnement de travail.
Saisi par le gouvernement, le Conseil de l'âge a examiné un projet de décret modifiant le barème de participation financière des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) à domicile. Cette réforme vise à réaliser 250 M€ d'économies sur ces dépenses de soutien à l'autonomie. L'intervention du crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile entraînera des dépenses pour l'Etat estimées à 125 M€, réduisant à 125 M€ l'économie « toutes administrations publiques » et au même montant la hausse du reste à charge des bénéficiaires de l'Apa concernés par la mesure.
Selon une étude de la Direction générale du Trésor, le système de retraite français se caractérise par un âge effectif de sortie du marché du travail relativement précoce et un niveau de vie des retraités élevé en comparaison internationale. Le modèle repose sur des dépenses publiques importantes, qui représentent 14,1 % du PIB en 2025, soit 422 Md€. Son financement est toutefois confronté à des déséquilibres structurels, accentués par le vieillissement de la population et la baisse de la fécondité. Le rapport entre cotisants et retraités, passé de plus de quatre en 1990 à environ 2,5 en 2025, pourrait atteindre 1,6 à l'horizon 2070.
> Direction générale du Trésor, 8 octobre 2026
L'Igas publie un rapport consacré aux personnes précaires vieillissantes, dont le profil particulier et le nombre croissant constituent un défi pour les secteurs de l'hébergement et du grand âge. Sur tous les territoires visités, la mission a constaté l'engagement exceptionnel des associations et de leurs bénévoles au service de ces populations particulièrement vulnérables. Ce rapport, fondé sur une revue de littérature ciblée sur la grande précarité, sur un parangonnage européen, sur une approche à partir des données de la statistique publique, et sur un recueil d'éléments ciblés par la voie d'un questionnaire administré en lien avec la fédération des acteurs sociaux (FAS) auprès de structures susceptibles d'accueillir les personnes âgées vieillissantes, repose aussi et pour l'essentiel sur des entretiens de terrain auprès de plus de deux cents personnes, en particulier des usagers sur leur lieu de vie.
> Voir également l'enquête de la Fédération des acteurs de la solidarité
Conduite du 5 mars au 26 avril 2026, l'enquête présente la situation financière des Ehpad publics de la fonction publique hospitalière (FPH) sur la base des résultats consolidés 2025. Menée pour la 4e année consécutive, cette démarche vise à objectiver les situations budgétaires des Ehpad publics, établir les ordres de grandeur et les conséquences de la crise financière qui touche le secteur depuis 2022. Les données présentées proviennent des réponses collectées auprès de 741 Epad publics (autonomes et rattachés à un établissement public de santé) adhérents de la FHF, répartis dans l'ensemble des régions et représentant plus de 101 000 places d'hébergement permanent, soit 42 % des places d'Ehpad publics de la fonction publique hospitalière. L'enquête confirme globalement la poursuite des difficultés et des déséquilibres budgétaires en 2025, en particulier sur les sections hébergement et dépendance.
Le 11e rapport des Petits Frères des pauvres, publié le 1er octobre 2026, examine les liens entre les difficultés de déplacement et l'isolement des personnes âgées. Selon l'étude, environ 5 % des personnes de 60 ans et plus, soit près d'un million, sont « assignées à résidence » : elles ne marchent pas ou très peu, ne conduisent plus et n'utilisent pas les transports en commun. Les personnes précaires sont deux fois plus concernées que la moyenne par l'isolement lié à ces difficultés : 34 % de celles qui vivent avec moins de 1 000 € par mois se disent isolées pour cette raison, contre 17 % de l'ensemble des personnes âgées.
> Petits Frères des pauvres, 1er octobre 2026
> Banque des territoires, 1er octobre 2026
Le point de vue plaide pour une nouvelle réforme durable du système de retraite français. Les auteurs situent leur réflexion dans un contexte marqué par le vieillissement démographique, la baisse historique de la natalité et les tensions croissantes sur les finances publiques. Ils soulignent également le décalage de la France par rapport à ses voisins européens, avec un âge effectif de départ à la retraite plus faible que la moyenne de l'OCDE. Dans un pays où l'attachement au système par répartition demeure fort mais où la défiance à l'égard de son avenir progresse, ils estiment qu'une réforme structurelle est devenue nécessaire pour restaurer la confiance collective.
> Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan, 1er octobre 2026
À la suite de la publication au Journal officiel du décret créant la Délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie (DISMP), Cécile Lambert, directrice générale adjointe de la Santé, exerce également désormais les fonctions de déléguée interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie.
> Site de Santé publique France
Médecin de santé publique, médecin addictologue, Étienne Pot dispose d'une expertise croisée entre prévention et promotion de la santé, addictologie et handicap.
> Site de Santé publique France
ISSN 2824-9658